SÉCURITÉ


La sécurité nous concerne tous, tireurs, arbitres, dirigeants et spectateurs.
Nous devons l'appliquer dans le respect de l'utilisation des règlements propres à chaque stand et à chaque discipline.
Vous trouverez ci-après, ce qu'il convient de faire et de ne pas faire.
Cette liste n'est évidemment pas exhaustive.


1. L'ARME
Arme approvisionnée : c'est une arme qui contient des munitions.
Arme chargée : c'est une arme qui contient des munitions dans la chambre (ou le barillet). Arme prête à tirer : c'est une arme dont toute action sur la queue de détente fait partir le coup. Arme mise en sécurité ou désapprovisionnée c'est une arme dont on a
• enlevé le chargeur, vidé le magasin, la chambre
ou le barillet de ses munitions,
• ouvert le mécanisme (culasse ouverte ou barillet
basculé),
• contrôlé visuellement et physiquement l'absence de munitions.
Ne jamais faire confiance aux seules sécurités mécaniques des armes.
Une arme doit TOUJOURS être considérée comme chargée et à ce titre ne doit JAMAIS être dirigée vers soi-même ou autrui.


2. LE TRANSPORT DE L'ARME
Entre le domicile et le stand :
L'arme désapprovisionnée et équipée d'un dispositif rendant son utilisation immédiate impossible doit être transportée dans une mallette. Les munitions sont transportées à part. Lorsque vous vous déplacez avec vos armes, vous devez toujours être en possession de votre licence, de votre carnet de tir et des autorisations de détention correspondantes.


3. L'ARRIVÉE AU PAS DE TIR
La mallette est apportée au pas de tir et l'arme n'est sortie qu'à ce moment là.
Une arme ne doit jamais être manipulée ni fermée brutalement.
Avant d'utiliser une arme, s'assurer qu'elle est en bon état de fonctionnement.
Les déplacements peuvent éventuellement être effectués avec l'arme désapprovisionnée, canon dirigé vers le haut ou vers le bas.


4. PENDANT LE TIR
Le canon de l'arme doit être, EN TOUTES CIRCONSTANCES, dirigé vers les cibles ou la butte de tir. Avant qu'un tireur, arbitre, responsable, ne se déplace en avant du pas de tir, les armes doivent être mises en sécurité.
Pendant qu'un tireur, arbitre, responsable, est en avant du pas de tir, il est interdit
• de toucher à son arme,
• d'approvisionner les chargeurs sans autorisation.
Il est obligatoire de porter un système de protection auditif pendant les tirs aux armes à feu. Il est vivement recommandé ou obligatoire pour certaines disciplines de porter des protections oculaires pendant le tir.


5. EN CAS D'ARRÊT DU TIR
Lors d'une pause de courte durée au poste de tir, le tireur doit rester maître de son arme et respecter les règles de sécurité. En cas de dysfonctionnement, de contrôle ou de réparation, l'arme doit être mise en sécurité.


6. EN FIN DE TIR
L'arme doit être mise en sécurité avant son rangement.


7. AU DOMICILE
L'arme doit être mise en sécurité. Les armes et les munitions soumises à autorisation doivent être entreposées dans un coffre-fort ou une armoire forte.
Les opérations de réparation et d'entretien doivent se faire dans un local adapté.


LEXIQUE


ÂME : Intérieur du canon. Il est rayé longitudinalement selon un pas approprié pour conférer au projectile un effet de rotation afin de stabiliser et régulariser sa trajectoire.
AMORCE : Capsule amovible sertie au fond de l'étui d'une cartouche à percussion centrale contenant la matière inflammable au choc du percuteur pour mettre feu à la poudre. Dans une percussion annulaire la matière inflammable est logée au fond et au pourtour du culot de l'étui.
ANNONCE : C'est pouvoir dire où se situe l'impact sur la cible en fonction de l'analyse du tir au moment du départ du coup (position des organes de visée par rapport au visuel, qualité du lâcher,...).
ARME à RÉPÉTITION : Arme qui, après chaque coup tiré, est rechargée manuellement par introduction dans le canon d'une cartouche prélevée dans un magasin et transportée à l'aide d'un mécanisme.
ARME à UN COUP : Arme sans magasin qui est chargée avant chaque coup par introduction manuelle de la cartouche dans la chambre ou dans un logement prévu à cet effet à l'entrée du canon.
ARME AUTOMATIQUE : Toute arme qui, après chaque coup tiré, se recharge automatiquement et qui peut, par une seule pression sur la queue de détente, lâcher une rafale de plusieurs coups. Cette arme est interdite en tir sportif.
ARME SEMI-AUTOMATIQUE : Toute arme qui, après chaque coup tiré, se recharge automatiquement et qui ne peut, par une seule pression sur la queue de détente, lâcher plus d'un seul coup.
BALLE : C'est le projectile. Il est généralement en plomb. Il peut être chemisé de laiton (ou de cuivre s'il est propulsé à une vitesse initiale élevée). Son poids est le plus souvent cité en grains.
1 grain = 0,0648 gramme.
1 gramme = 15,432 grains.
BARILLET : Magasin cylindrique des revolvers qui tourne sur un axe parallèle au canon pour placer successivement les cartouches en position de percussion.
BOUCHE : Orifice du canon par lequel sortent les projectiles.
BOURRELET : Partie saillante du culot de l'étui des cartouches.
BUSC : Partie supérieure de la crosse des carabines et des poignées des revolvers ou pistolets.
BRETELLE : Accessoire utilisé en tir à la carabine dans certaines disciplines. Elle consolide efficacement le triangle arme / bras / avant-bras du tireur.
CANON ou TUBE: Partie de l'arme qui guide le projectile. Sa qualité confère à l'arme la majeure partie de sa précision.
CALE MAIN : Accessoire utilisé en tir à la carabine. Fixé sur le fût, il évite à la main du tireur de changer de position et relie la bretelle à l'arme.
CALIBRE : Les calibres européens sont définis en millimètres. Exemple: un 7,65 (mm). Les calibres anglo-saxons sont définis en pouces ou inches. Un pouce ou inch = 25,4 mm. Exemple: un calibre 22 L.R. (en réalité 0,22 inch ou 22/100 èmes d'inch) correspond à un calibre de 5,5 mm (exactement 5,58 mm), un 45 à 11,43 mm, etc.
CARCASSE : Partie usinée qui supporte le canon et l'ensemble des pièces constitutives de l'arme.
CARTOUCHE : Ensemble comportant l'étui, l'amorce, la poudre et le projectile.
CHAMBRE : Alvéole du barillet des revolvers recevant la cartouche. Partie du canon du pistolet ou de la carabine où se loge la cartouche provenant du chargeur ou du magasin.
CHARGEUR : Boîtier amovible contenant les cartouches.
CHIEN : Il est apparent sur les revolvers et comprend souvent le percuteur. Il est également apparent sur certains pistolets (ex: Colt 45) ou carabines (ex: Winchester). La gâchette ayant décroché, le chien, libéré, provoque le départ du coup directement (chien à percuteur) ou en frappant sur le percuteur.
CLIQUER : Déplacer la hausse pour régler le tir. Les vis de hausse comportent des " clics ", d'où l'expression usuelle des tireurs " cliquer ". Notons qu'il faut déplacer la hausse dans le sens où on veut déplacer le tir.
CORDON : Petit liseré séparant les zones de valeur des points.
CROSSE : Partie de l'arme, de poing ou d'épaule, qui permet sa préhension. Le tireur peut l'adapter à sa morphologie
CULASSE : Pièce mobile de l'arme qui comporte le percuteur et l'extracteur. Dans son mouvement arrière engendré par la poussée des gaz ou la manipulation du tireur, la culasse extrait la cartouche ou l'étui vide et réarme le chien. Dans son mouvement avant, provoqué par le ressort récupérateur ou la manipulation du tireur, elle prélève un nouveau projectile dans le chargeur ou le magasin et l'introduit dans la chambre.
DÉTENTE (queue de) : Pièce sur laquelle l'index exerce une pression qui provoque le décrochage de la gâchette. Cette pièce est souvent et à tort appelée gâchette.
DOUBLE ACTION : Une pression sur la queue de détente arme le chien puis le libère.
ÉPAULÉ : Action qui consiste pour un carabinier à placer la plaque de couche de son arme contre son épaule ou son bras pour commencer sa mise en position et l'action de viser - tirer.
ÉTUI ou DOUILLE : Partie de la cartouche, généralement en laiton, qui reçoit l'amorce et la poudre et sur laquelle on vient sertir la balle.
EXTRACTEUR : Ergot qui accroche la gorge ou le bourrelet de l'étui et permet de l'extraire de la chambre.
FLÈCHE : Hauteur maximum atteinte par la balle sur sa trajectoire.
FÛT : Partie inférieure de la crosse en avant du pontet.
FUSIL : De chasse ou de guerre. En tir sportif aux plateaux, l'arme d'épaule est appelée fusil. En tir à la cible, l'arme d'épaule peut être appelée fusil ou carabine, en fonction de la discipline tirée.
GÂCHETTE : Pièce interne du mécanisme de détente qui retient le chien armé et qui décroche lors de l'action du doigt sur la queue de détente.
GROUPEMENT : La notion de groupement correspond à un nombre d'impacts situés au même endroit dans une cible.
GUIDON : C'est le deuxième élément de la visée, situé à l'extrémité du canon, au dessus de la bouche. Le plus souvent fixe, il est parfois mobile sur les armes anciennes. Dans ce cas pour obtenir le même résultat qu'avec une hausse, il se déplace dans le sens opposé à celle-ci. Il est souvent interchangeable pour pouvoir modifier sa taille et sa forme. Il est toujours à lame pour les pistolets et revolvers de compétition (visée ouverte), et 99 fois sur 100 en anneau pour les carabines et sous le tunnel protège - guidon (visée fermée).
HAUSSE : Des deux instruments de visée de l'arme, c'est le plus proche de l'œil. Elle est réglable en hauteur et latéralement pour permettre d'ajuster le tir.
IGNITION : Mise à feu de la poudre.
IMPACT : Trou effectué par le projectile dans la cible.
IRIS : Système se fixant sur la hausse. Il permet de régler le diamètre de l'ouverture et de positionner des écrans de couleur.
LACHER : Action du doigt sur la queue de détente qui a pour but de provoquer le départ du projectile.
LIGNE DE MIRE: Droite allant du centre de la hausse au guidon.
LIGNE DE VISÉE: Droite théorique allant de l'oeil du tireur au point visé en passant par les instruments de visée.
LUNETTE : Optique grossissante ou télescope qui permet de voir ses impacts en cible. Il est important qu'elle soit lumineuse afin de bien voir sans fatiguer l'oeil. Plus la surface de la lentille frontale est importante et plus la lunette est lumineuse. La luminosité est un meilleur critère de qualité que le grossissement.
LUNETTE DE VISÉE : Accessoire pouvant être monté sur une arme.
PAS DE TIR : Emplacement organisé face aux cibles comprenant l'ensemble des postes de tir.
PERCUTEUR : Pièce qui frappe l'amorce pour faire partir le coup. Presque toujours solidaire du chien sur le revolver, il est intégré à la culasse sur le pistolet et la carabine.
PISTOLET: Toute arme de poing autre qu'un revolver.
PLAQUE DE COUCHE : Partie arrière fixe ou mobile de la crosse des carabines et fusils qui se place contre l'épaule ou le bras. Réglable, elle permet au tireur par son déplacement vertical, de s'adapter aux différentes positions debout, genou, couché, ainsi que d'offrir un placement en bonne position par rapport à la hauteur de sa cible.
POIGNÉE PISTOLET : Partie de la crosse carabine adjacente au pontet permettant la prise en main.
POINT MOYEN : Milieu d'un groupement d'impacts. On se réfère au point moyen pour régler son tir par déplacement de la hausse.
PONTET : Pièce en arceau protégeant la queue de détente d'un accrochage intempestif, d'un choc, d'un déplacement, etc.
PORTÉE : Distance maximale possible du parcours d'un projectile.
PRISE EN MAIN : Manière de prendre l'arme. La prise en main doit être reproduite de façon identique, tir après tir, pour éviter des écarts importants en cible.
RECHARGEMENT DES MUNITIONS : Action de recomposer une munition à partir des éléments de base qui la composent : étui, amorce, poudre, balle. Dans certaines disciplines le rechargement est conseillé afin d'obtenir le meilleur couple arme-munition.
REVOLVER : Arme de poing comportant un magasin cylindrique rotatif (barillet) tournant selon un axe parallèle au canon. Le barillet demeure solidaire de l'arme pour l'approvisionner en munitions. Il peut être basculant ou fixe.
RÉGLAGE : Déplacement de la hausse dans le sens ou l'on veut faire porter son tir. Voir cliquer.
SIMPLE ACTION : Quand le chien est armé par un procédé autre que la pression sur la queue de détente.
TRAJECTOIRE : Courbe décrite par une projectile dans son déplacement dans l'espace.
TIR PRÉCIS : Ensemble d'impacts très groupés situé n'importe où dans la cible.
TIR JUSTE : Ensemble de coups groupés situé au centre de la cible. Pour obtenir un tir juste, après avoir effectué un tir précis, on fait intervenir le réglage.
VISUEL : Partie centrale noire de certaines cibles.
WAD-CUTTER : Type de projectile entièrement en plomb qui découpe dans le papier ou le carton des cibles des impacts d'une netteté parfaite comme le ferait un emporte-pièce. Traduction littérale : wad-cutter = bourre coupante.

LA TECHNIQUE


Chaque discipline du tir sportif possède ses difficultés et sa technique propres.
Il existe pourtant une démarche commune à toutes les spécialités notamment dans la connaissance et le maniement de l'outil sportif.
Les notions fondamentales de sécurité sont naturellement assimilées avec l'acquisition du vocabulaire spécifique et la démystification de l'arme.

Que vous soyez attiré par le tir sportif de loisir ou de compétition, nous vous invitons à exercer cette pratique en toute sécurité en appliquant quelques principes techniques élémentaires.
Votre choix pourra se porter sur des armes de poing ou d'épaule, selon votre propre sensibilité. A cet effet, et à travers l'exemple du tir de précision à 10 mètres, nous vous proposons les premiers conseils techniques qui vous permettront d'apprendre un bon geste.
Pour tirer et atteindre une cible avec précision à chaque coup, il convient de coordonner les éléments techniques suivants, qui composent la séquence de tir :

 

LA POSITION
LA VISÉE
LE LÂCHER
LA TENUE DE L'ARME
L'ANNONCE


C'est à partir des éléments de cette séquence que nous allons évoquer succinctement la technique de base.


1. LA POSITION

La position est la posture adoptée pendant le tir pour optimiser les résultats.
Nous vous présentons à travers quelques schémas commentés, les fondamentaux de la position debout :

Position au Pistolet

Position en carabine


De par leur morphologie, certains tireurs devront faire évoluer leur position,
et ce, en respectant les principes de simplicité, d'équilibre et de reproductibilité.
Au niveau de la respiration, chacun comprendra que le geste du tireur
s'accommode mal des " bougers " qu'elle peut engendrer.
Toutefois, instinctivement, celle-ci va se bloquer (par une apnée) lors de la réalisation d'un geste précis.



2. LA VISÉE

La visée est l'action d'aligner par rapport à son œil, les instruments de visée de l'arme et la cible. Un oeil domine l'autre dans l'acte de vision. On l'appelle "œil directeur".
Les organes de l'arme permettant la visée sont la hausse située en arrière du canon et le guidon placé à son extrémité avant.
La hausse comporte une planchette réglable en hauteur et en direction, équipée soit d'un cran de mire (pistolet), soit d'un oeilleton (carabine).
Le guidon est à lame, de la forme du cran de mire (pistolet) ou circulaire, à trou, logé dans un tunnel (carabine).
La visée avec cran de mire est dite ouverte, celle avec œilleton est dite fermée.

On appelle :
LIGNE DE MIRE : Droite allant du centre de la hausse au guidon.
LIGNE DE VISÉE : Droite théorique allant de l'oeil du tireur au point visé en passant par les instruments de visée.
VISUEL : Partie centrale noire de certaines cibles.
VISER : Action qui consiste à faire correspondre la ligne de mire et la ligne de visée, c'està-dire, aligner le visuel, les instruments de visée et l'oeil, dans le but d'orienter l'arme pour que le projectile arrive au centre de la cible.


L'ŒIL DIRECTEUR
Au niveau de la vision, un oeil domine l'autre : c'est l'oeil directeur. Pour le connaître, voici deux méthodes :
• regardez la cible, les deux yeux ouverts, à travers un trou percé dans un carton et fermez successivement un oeil puis l'autre. L'oeil appelé directeur est celui qui vous permet de continuer à voir la cible à travers le trou du carton.
• pointez un doigt, les deux yeux ouverts, sur une cible et fermez successivement un oeil puis l'autre. L'oeil appelé directeur est celui qui laisse votre doigt pointé sur la cible.
Il peut arriver qu'un droitier ait l'oeil gauche directeur et inversement.
A la question de savoir s'il faut accorder une priorité à cet oeil directeur au détriment de la latéralisation du tireur, la réponse est non. En règle générale, c'est à dire hors pathologie, un droitier visera avec l'oeil droit et un gaucher avec l'oeil gauche.
Il est recommandé de tirer en ayant les deux yeux ouverts. Si cela présente des difficultés, il est souhaitable de disposer un cache translucide devant l'oeil qui ne vise pas ; de cette façon les deux yeux restent ouverts, sans se fatiguer, en recevant, à peu de chose près, la même quan tité de lumière et en ayant une bonne vision périphérique.


L'ACCOMMODATION

L'oeil humain possède de nombreuses facultés mais il ne sait pas voir simultanément net de près et de loin. Pour s'en convaincre, il suffit de pointer le doigt sur la cible et de voir avec netteté, d'abord le doigt, puis la cible et ensuite essayer de voir net les deux à la fois. C'est impossible ! Puisqu'il faut, pour viser, aligner plusieurs éléments situés à différentes distances, le tireur devra faire un choix. Il s'efforcera de voir toujours le guidon net. Notons que cette difficulté est moins importante pour le carabinier que pour le pistolier.

Il est impératif d'admettre la notion selon laquelle on peut atteindre avec précision une cible aux contours flous lorsqu'on voit des instruments de visée nets et alignés.
En effet un léger par rapport au visuel, de l'ensemble des instruments de visée bien alignés entre eux, se traduira par un faible écart en cible. Par contre, un alignement imprécis des instruments de visée se traduira par un écart très important en cible. Il est donc nécessaire de voir les instruments de visée nets afin de les aligner le mieux possible.

LA MARGE DE BLANC
Il serait à priori logique de viser le centre du visuel pour atteindre le 10 au pistolet ou d'utiliser un guidon qui cerne exactement l'image du visuel à la carabine. Mais dans ce cas, les instruments de visée de l'arme, qui sont noirs, se détacheraient mal sur le noir du visuel.
Au pistolet, il est donc préférable de régler son arme pour toucher plus haut que le point visé et de voir se détacher parfaitement les instruments de visée sur le fond blanc du carton. A la carabine, il faut choisir un guidon qui laisse apparaître une bonne marge de blanc autour du visuel.
La marge de blanc est une référence de placement de la visée autour de laquelle vous allez décrire de petits mouvements oscillants résultants du contrôle de votre stabilité. Ces oscillations se réduiront avec l'entraînement.

 

3. LE LACHER

Le lâcher est l'action qui engage le départ du coup. C'est le moment essentiel du tir car un bon lâcher laisse l'arme stable et bien orientée.
Le " lâcher " désigne l'action du doigt sur la queue de détente qui a pour but de provoquer le départ du projectile.

C'est une phase déterminante de la séquence de tir : un bon lâcher laisse l'arme stable au départ du coup ou n'amplifie pas ses mouvements si elle bouge légèrement. Dans le cas contraire on parle de " coup de doigt ".
Ce défaut, courant au stade de l'initiation, est très limitant dans la progression du tireur. Sans un bon lâcher, on ne peut pas bien tirer.

POSITION DU DOIGT SUR LA QUEUE DE DÉTENTE.
Le maîtrise de la pression exercée par l'index sur la queue de détente s'opère par l'intermédiaire des sensations ressenties au niveau de la surface d'appui de l'index.


La partie la plus sensible de l'index se situe au niveau de la pulpe de la dernière phalange (ou phalangette). C'est cette partie qui doit être au contact de la queue de détente.
La position de l'index peut varier légèrement en fonction du type d'arme utilisée et surtout du poids de détente de l'arme.

 

DIFFÉRENTS TYPES DE RÉGLAGE DE DÉTENTE:
Le tireur se trouve confronté, suivant la discipline qu'il pratique, l'arme dont il dispose ou le réglage qu'il lui applique, à différents types de réglage de détentes.
ON DISTINGUE PRINCIPALEMENT:
- la détente directe : la course de la queue de détente est nulle entre sa position d'origine et le départ du coup (c'est très souvent le cas des revolvers).
- la détente filante: la course de la queue de détente n'offre aucun repère entre la position d'origine et le départ du coup. Elle est ressentie comme un glissement uniforme.
- la détente à bossette : la course de la queue de détente s'effectue sous faible pression dans un premier temps (pré-course) jusqu'à un point dur (bossette). A partir de ce point, la pression nécessaire au départ du coup sera plus importante. Ce dernier type de détente est souvent recommandé, notamment dans certains tirs de vitesse et pour l'initiation.

CARACTÉRISTIQUES D'UN BON LÂCHER
Le lâcher doit être volontaire, progressif et contrôlé.
Volontaire, car il est bien évident qu'il faut entreprendre une action de pression sur la queue de détente.
Progressif, car le lâcher s'accommode mal " d'àcoups " qui risqueraient d'engendrer un dépassement brutal de la pression limite à exercer avant le décrochage de la gâchette et parallèlement un déplacement de l'arme ou un dépointage de l'arme.
Contrôlé, car il faut être capable à tout instant de relâcher légèrement la pression ou de l'augmenter selon la situation.

 

4. LA TENUE DE L'ARME


C'est la prolongation, au delà du départ du coup, de toutes les actions qui en sont à l'origine (position, visée, lâcher). Vu de l'extérieur, cela se traduit par une persistance en position du tireur pendant deux à quatre secondes après le départ du coup.
Tout doit en fait se passer comme si un deuxième projectile partait dans ce laps de temps.

 

5. L'ANNONCE


C'est l'analyse au moment précis du départ du coup, de la visée, du lâcher, de la stabilité et du contrôle neuromusculaire.
Une bonne annonce est une annonce qui permet de répondre correctement aux questions suivantes :
• comment étaient mes instruments de visée l'un par rapport à l'autre et par rapport au visuel ?
• comment était mon lâcher ?
• comment était ma stabilité ?
Cette analyse bien conduite détermine la localisation du coup tiré.
Une balle annoncée dans la certitude que tout était parfait se dit " bien partie " ce qui ne signifie pas que ce soit un dix si l'arme n'est pas encore réglée à la vue du tireur. C'est à partir de ces balles annoncées " bien parties " que s'effectue le réglage de l'arme.
On appelle " point moyen ", le milieu d'un ensemble d'impacts. Un point moyen précis se fait au minimum sur trois impacts de balles annoncées " bien parties ".

 

 

6. LE RÉGLAGE


Le principe est simple. On déplace la hausse dans le sens où l'on veut faire porter son tir.

Les constructeurs ont prévu deux vis qui concernent, l'une le déplacement vertical, l'autre le déplacement horizontal.
Avec quatre ou cinq clics (selon les constructeurs) vous déplacez votre tir d'une zone. Le nombre de zones qui vous séparent du centre déterminera donc le nombre de clics nécessaires pour régler votre arme.
Le réglage de la visée d'une arme n'est pas universel et s'effectue en fonction de celui qui l'utilise.
Il importe de savoir également que le réglage de l'arme n'est jamais définitif car il faut prendre en compte bien des facteurs : le stand, l'éclairage du pas de tir et des cibles, le vent, etc.
Cependant, ces facteurs n'influent pas de façon importante sur le réglage : en règle générale, quelques clics suffisent.

 


7. LES ERREURS DE VISÉE

Elle consiste à décaler le guidon par rapport à la hausse. L'écart en cible sera important car égal à l'erreur angulaire multipliée par le rapport distance de tir/ligne de mire.


Une erreur angulaire de 1 millimètre du guidon pour un pistolet 10 mètres produit un écart en cible de près de 4 centimètres !
L'erreur angulaire peut se produire parce que le tireur ne voit pas nettement ses instruments de visée.
Erreur de visée parallèle


C'est lorsque le guidon et la hausse sont bien positionnés l'un par rapport à l'autre mais décentrés par rapport au visuel.
Les conséquences d'une erreur de visée parallèle sont moins grandes que celles d'une erreur de visée angulaire dont les effets sont multiplicateurs.

 

CONCLUSIONS


Votre progression sera d'autant plus aisée, qu'à vos débuts, en position assise, bien calé, bien stable, vous aurez bien assimilé les principes de base de la visée, du lâcher et du réglage de l'arme.
Ensuite lorsque vous tirerez en position debout, les acquis précédemment décrits vous permettrons de pratiquer en toute sérénité vos disciplines de tir.
Au début vous allez peut-être disperser vos impacts en cible, puis vous ferez de moins en moins d'écarts et ensuite vous améliorerez vos groupements.
Le tir est un sport ni plus ni moins difficile que d'autres, mais les tireurs devront être exigeants et critiques sur la manière dont ils le pratiquent.
L'entraînement et rien d'autre révélera et affinera votre véritable potentiel de tireur en appliquant en toute simplicité les quelques éléments techniques que nous vous avons présentés.


LE MATERIEL

 

En tir sportif, on appelle arme tout matériel assurant la propulsion d'un ou plusieurs projectiles successifs.
Ces armes se classifient essentiellement en
• armes de poing : pistolets et revolvers,
• armes d'épaule : fusils, carabines et arbalètes.
• pour les armes plus anciennes, poudre noire à mèche, à silex et à percussion.
• pour les armes modernes, à gaz, à air comprimé ou pré-comprimé, à poudre en percussion centrale ou en percussion annulaire.


1. LE CHOIX DE L'ARME


Si vous souhaitez acquérir une arme, trois critères conditionneront votre choix :
• l'utilisation que vous comptez en faire,
• votre goût,
• vos moyens financiers.
L'ordre proposé ci-dessus sera au gré de chacun.
S'il s'agit d'une arme pour le loisir, le seul conseil à donner est d'obtenir le meilleur rapport qualité / prix avec un bon service après vente.
S'il s'agit de pratiquer une discipline pour faire de la compétition, les armes appropriées sont très spécifiques. Renseignez-vous auprès de votre moniteur ou des meilleurs tireurs de votreclub. Ils sauront vous conseiller utilement car ils ont éprouvé plusieurs matériels avant de fixer eux-mêmes leur choix.
Vous constaterez que leurs recommandations se recoupent sur un nombre restreint de types et de modèles d'armes. Dix personnes satisfaites d'un certain matériel ne peuvent toutes se tromper en même temps.


2. AUTRES MATÉRIELS


Le reste du matériel de la panoplie du tireur sportif se résume essentiellement à :
• un casque anti-bruit : prenez-le de qualité, votre ouie vous en sera reconnaissante.
• une paire de lunettes ou des montures de lunettes spécialement adaptées au tir sportif.
• une lunette grossissante ou télescope afin de voir vos impacts en cible. Il est important que ce télescope soit de bonne qualité afin de bien voir sans fatiguer l'oeil.
• un petit kit de nettoyage (en général vendu avec l'arme).
Si vous souhaitez pratiquer la compétition, il vous faudra quelques autres accessoires : chronomètre, pièces détachées de l'arme, etc.
Enfin, concernant la tenue vestimentaire, sachez qu'elle est soumise aux règlements spécifiques de la discipline dans le cadre des compétitions.


SEANCES CONTROLEES

Le décret et l'arrêté du 16 décembre 1998 ont institué pour les personnes titulaires d'une autorisation de détention d'arme à titre sportif l'obligation de posséder un carnet de tir.
Ce carnet que vous pouvez vous procurer auprès de votre club (au prix de 30 francs soit 4,57 euros) est composé de deux parties

1. Le certificat de contrôle des connaissances, indispensable pour tout nouveau licencié, est passé au sein du club sous le contrôle du Président de l'association ou d'une personne désignée par lui (de préférence parmi les arbitres, brevetés d'Etat ou fédéraux, animateurs, initiateurs, etc.).
Le manuel d'initiation du tireur sportif fournit l'ensemble des réponses aux questions posées aux nouveaux licenciés dans le cadre du Questionnaire à Choix Multiple (Q.C.M.). Pour obtenir ce certificat le candidat doit répondre correctement aux questions éliminatoires et obtenir un score minimal de 12/20.
Les tireurs déjà licenciés pour la saison 1997/1998 obtiennent ce certificat par équivalence, mais nous ne saurions trop leur conseiller de subir ce petit test qui rafraîchira leurs connaissances sur la technique et les règles de sécurité aussi bien au stand que chez eux.
Au vu des résultats, le Président du club ou son représentant conserve le Q.C.M. rempli, complète la page 2 du carnet de tir, valide le certificat de contrôle des connaissances en y portant la date de réussite du test ou d'obtention par équivalence et signe le carnet après s'être assuré que celui-ci comporte la photographie du tireur et sa signature. Il tamponne ensuite le carnet et la photo avec le cachet du club.

2. Les séances contrôlées de pratique du tir : Il est rappelé que tout tireur possédant une arme soumise à autorisation de détention doit être titulaire de la licence de l'année en cours, de l'autorisation de détention correspondante et du carnet de tir.

2.1. Pour participer à une séance contrôlée de pratique du tir, le tireur doit être en possession de sa licence et du carnet de tir.

2.2. il doit, au cours de l'année, participer à au moins 3 séances contrôlées de pratique du tir, espacées d'au moins 2 mois.

2.3. Lorsque le licencié est titulaire d'autorisations de détention pour des armes classées en 1 ère, et en 4ème, catégorie, le tir est pratiqué avec une arme de la lère catégorie. L'arme utilisée lors de la séance présente les mêmes caractéristiques que la ou les armes détenues.

2.4. La séance de tir sera effectuée dans un stand déclaré (décret du 3/09/93), sous le contrôle du Président du club ou d'une personne désignée par lui (de préférence parmi les arbitres, brevetés d'Etat ou fédéraux, animateurs, initiateurs, etc.). La liste des personnes habilitées à valider les séances de tir sera portée à la connaissance des tireurs par voie d'affichage dans le stand.

2.5. Modalités de tir
Tir sur cibles papier, cibles métalliques ou plateaux : un tir de 40 coups minimum sera effectué sur les cibles correspondantes sous le contrôle de la personne habilitée.
Une fois le tir effectué, le responsable du contrôle valide le carnet de tir en y apposant son nom, sa signature, la date, le cachet du club et remplit le registre journalier. Ce registre, indiquant les nom, prénom et domicile de toute personne participant à une séance contrôlée de pratique du tir, demeure en permanence sur le stand et doit pouvoir être présenté à toute réquisition des autorités compétentes.

2.6. Toute participation à un championnat ou à une compétition officielle organisée sous le contrôle de la FFTir peut donner lieu à validation du carnet de tir, sous réserve de remplir les conditions définies au paragraphe 2.3.


nom de domaine neoDomaine